PSG : Henry et le problème Neymar

PSG : Henry et le problème Neymar

Thierry Henry estime que les problèmes de Neymar sont avant tout d'ordre mental.

Neymar n'a pas eu beaucoup de chance cette saison sous le maillot du PSG. Mis à part quelques matchs en début de saison, le Brésilien a toujours connu des problèmes. La blessure à la cheville qu'il a contractée et qui l'a tenu éloigné des terrains pendant plusieurs semaines n'a pas amélioré sa situation. Si l'on en croit Thierry Henry, ancien international français et actuel consultant de Prime Video, il y a une explication à cela.

Dans une interview accordée à L'Equipe, le meilleur buteur de l'équipe de France a déclaré que "Ney" souffrait inévitablement de problèmes mentaux, car il avait de plus en plus de mal à réaliser de bonnes performances sur la durée. "Quand on analyse une action et qu'il ne s'est pas repositionné, OK, c'est un fait et il faut le dire. Oui, il est un peu moins bien ... mais il y a des raisons à cela", a d'abord constaté Henry. Neymar a souvent parlé de son bien-être et de la pression dans ses dernières interviews... Ma première pensée a donc été : ''Est-ce qu'il va bien ? Ce n'était pas : il ne fait plus de petits ponts, plus de sombreros, il n'accélère plus.... Il parle, mais est-ce qu'on l'entend ? Il demande de l'''aide'', il se passe des choses dans sa tête, comme pour tout le monde".

Henry reconnaît le choc émotionnel chez Messi


Le champion du monde 98 a ensuite expliqué que le coéquipier de Neymar, Lionel Messi, pourrait lui aussi souffrir d'une inquiétude similaire. "Il faudrait lui demander, je ne peux pas parler pour lui. Mais quand on parle de Messi ou de Neymar, de joueurs exceptionnels, on oublie trop cette dimension. Quand Lionel a pleuré en quittant Barcelone, ce n'était pas programmé. Quand tu penses que tu ne partiras jamais de quelque part et que cela arrive soudainement, cela crée un choc émotionnel".

Henry a ensuite raconté sa propre expérience pour souligner le fait que le génie argentin peut avoir du mal à s'adapter à son nouveau Paris : "Les gens disent : ''Oui, mais ce n'est pas grave, il a tout ce dont il a besoin à Paris''. Mais ce n'est pas si évident. Quand je suis passé d'Arsenal à Barcelone (en 2007), il m'a fallu un an pour me sentir à l'aise ? J'arrive blessé, je suis en phase de divorce, je dois apprendre un nouveau système, on mélange tout ça, ça a un impact sur le mental".

Enfin, l'ancien international tricolore a abordé un point important : l'incapacité des sportifs à s'ouvrir sur leur situation mentale. "Je ne sais pas comment les gens réagiraient si un footballeur parlait et expliquait ainsi à la fin d'un match qu'il n'allait pas bien mentalement. De mon temps, c'était beaucoup plus dur, totalement tabou. Même au sein du groupe. Tu arrivais dans les vestiaires : ''Tu vas bien ? - Oui'', même si tu n'allais pas bien (...) Mais si tu dis : ''Mentalement, je n'étais pas bien''. Le match suivant, tu peux payer un prix élevé pour un match à l'extérieur. Qu'est-ce que les supporters adverses vont chanter, qu'est-ce qu'ils vont crier si tu marques un but ou si tu arrives au stade : ''Ah, il avait peur la semaine dernière ! Ce n'est pas facile d'ouvrir toutes les portes et que tout le monde puisse lire qui tu es", conclut Titi.