Alors que le LOSC s'était déjà refait une santé défensive après la gifle de 5-1 infligée par le Paris SG début février, il devait encore trouver ses marques en attaque. Le déclic s'est peut-être produit contre le promu auvergnat lorsque, pour la première fois depuis le début de l'année civile, des joueurs offensifs se sont enfin inscrits au tableau des buteurs. Ainsi, l'ailier gauche Jonathan Bamba a de nouveau marqué après une interminable série de 49 matches sans marquer ! "Sur le plan personnel, c'est une bonne chose car cela faisait longtemps que je n'avais pas marqué un but. Je suis très content et c'est à moi de continuer pour aider encore plus l'équipe en marquant d'autres buts. Je n'étais pas focalisé sur cela, même si je suis attaquant et que mon rôle est de marquer des buts. Mais mon rôle est aussi de veiller à l'équilibre, de défendre", a expliqué l'ancien joueur de Stuttgart jeudi.
"C'était une question de temps"
L'avant-centre canadien Jonathan David a pour sa part inscrit son 13e but de la saison, le premier depuis fin décembre avec les Dogues, tandis que le milieu offensif kosovar Edon Zhegrova, l'une des recrues hivernales, a ouvert son compteur sous le maillot lillois. "C'était une question de temps, je n'ai pas eu le sentiment que les joueurs étaient inhibés. Le fait que +Jo+ (Bamba) marque, que +Jona+ (David) marque à nouveau et qu'Edon marque son premier but, c'est très positif. Pendant la semaine, nous avons fait beaucoup d'exercices de finition et nous avons senti que les joueurs étaient plus légers et plus détendus pour marquer un but. Les joueurs sont bons de ce point de vue", a souligné l'entraîneur Jocelyn Gourvennec. Il faut toutefois relativiser cette performance car les Nordistes, qui avaient ouvert le score très tôt, ont ensuite souffert face aux Clermontois, avant de s'emballer dans les vingt dernières minutes où ils ont joué à onze contre dix.
"L'expulsion de (Salis Abdul) Samed a été un tournant, mais nous avons mieux géré notre supériorité numérique qu'en début de saison, car l'équipe est plus mature aujourd'hui", a déclaré l'entraîneur nordiste. Face à Saint-Étienne, 17e mais meilleure équipe de L1 sur les six dernières journées (4 victoires, 1 nul, 1 défaite), les Dogues auront fort à faire et ne devront pas penser à Chelsea, champion d'Europe en titre, qu'ils tenteront de faire tomber cinq jours plus tard en huitième de finale retour de la Ligue des champions (match aller perdu 2-0).
Une défense imperméable
Il y a trois semaines, juste avant le voyage en Angleterre, les Lillois avaient déçu en championnat contre Metz (0-0) et semblaient moins concernés, comme s'ils voulaient se préserver pour le duel à Stamford Bridge. "Ce n'est pas mon analyse. On n'a pas réussi, mais c'était lié au déroulement du match et à l'adversaire qui n'est pas sorti. Ici, ce sera différent, car Saint-Étienne a une autre animation, avec un gros potentiel offensif, mais aussi beaucoup de discipline", estime Gourvennec. Son équipe, septième ex-aequo avec Nantes, sixième, espère conserver la force et l'intensité qui lui ont permis d'enchaîner quatre matches sans défaite (trois victoires et un nul) et sans encaisser de but. "Quatre +clean sheets+ ne sont pas insignifiants, nous devons continuer et cultiver cela. Mais il ne suffit pas de ne pas encaisser de but", a déclaré Gourvennec. Ce qui doit nous animer, c'est de garder cette exigence que l'on met dans les matches et de garder cette énergie pour défendre et attaquer".
Lille s'incline à l'expérience face à Chelsea :