A quelques mois de la Coupe du monde au Qatar, l'inquiétude grandit chez de nombreux supporters. C'est notamment le cas de la communauté LGTB+, au sein de laquelle l'idée d'un boycott gagne du terrain. Une conséquence des récentes déclarations d'Abdullah Al Ansari, le responsable de la sécurité de la Coupe du monde 2022.
"Si vous achetez un billet, c'est pour voir un match de football et non pour manifester. Alors ne venez pas ici pour insulter toute une société. Nous ne pouvons pas changer les lois ou la religion pour les 28 jours de la Coupe du monde", a-t-il déclaré en s'adressant aux supporters de LGTB+. Mais les groupes LGBT ne sont pas les seuls à envisager de ne pas se rendre au Qatar.
Bien que, selon la Fédération française de football (FFF), 28 000 demandes de billets aient déjà été déposées, le contingent de supporters français devrait rester limité. En premier lieu parce que la France devra se contenter de 2300 places pour le premier tour et entre 3000 et 5000 places pour la phase finale. Un petit contingent si on le compare aux 6000 places attribuées à chaque nation en 2018.
Mais les supporters s'inquiètent aussi des prix élevés pratiqués par les fournisseurs d'hébergement, qui sont trop peu nombreux. Cela peut refroidir même les fans les plus fidèles. Anne Costes, vice-présidente des Irrésistibles Français, a déclaré : "Pour la première fois depuis 2006, je vais manquer la Coupe du monde et cela a été très douloureux, car on attend ce tournoi avec impatience tous les quatre ans. Il y a très peu d'hébergements bon marché. En Russie, nous étions 600 et au Qatar, nous serons une cinquantaine". Le contingent de supporters français devrait donc se composer principalement d'expatriés dans les pays du Golfe.