L'affaire du match Reims-Brest prend de l'ampleur. Un journaliste de Mediapart avait déjà révélé que des chants racistes contre Youcef Belaïli, l'international algérien du Stade brestois, avaient été entonnés pendant le match. Il aurait été crié "On est en France" ou "One two three, go back in your country" (Un deux trois, retourne dans ton pays).
Peu à peu, de nouveaux éléments apparaissent autour du match, notamment une vidéo prise pendant le penalty tiré par Belaïli, dans laquelle un spectateur prononce la phrase suivante : "C'est un Arabe, c'est un Arabe. C'est normal, ils nous emmerdent. Vive Éric Zemmour". Ces propos pourraient également s'appliquer à Hakim Ben El Adj, l'arbitre du match.
Hier, pendant le match : "C'est un arabe, c'est un arabe celui-là, c'est normal ils nous font chier. Vive Éric Zemmour !" pic.twitter.com/Oazixn0Ueh
- SabbElMago (@Sabb723) février 21, 2022
"Quand Youcef Belaïli touchait le ballon, les insultes pleuvaient : 'Sale arabe, rentre chez toi'", a ajouté un spectateur interrogé par Le Télégramme. De nombreux supporters algériens avaient fait le déplacement à Delaune pour encourager Belaïli, et ils auraient eux aussi été la cible d'insultes racistes.
Des attitudes "d'un autre temps".
En outre, un adolescent de 16 ans a été surpris par des caméras de surveillance en train de faire un salut hitlérien, rapporte le journal L'Union. Ce supporter du Stade de Reims a été placé en garde à vue pour "incitation à la haine raciale et à la violence", bien qu'il nie les faits : Il assure qu'il avait mal à un bras et qu'il n'a donc levé qu'un seul bras. Le jeune "s'est vu rappeler la loi, avec l'obligation de suivre un stage de citoyenneté", a ajouté L'Union.
"La Fédération algérienne de football apporte son soutien à l'international des Verts Youcef Belaïli, qui a tenu des propos xénophobes lors du match de son équipe, le Stade brestois, contre le Stade de Reims en Ligue 1 française, et condamne fermement ces attitudes rétrogrades d'un autre temps, contraires aux vertus du sport et du fair-play", écrit l'Union dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux.